Juin 2026 : Ce que votre épargne ne fait pas 🤔
Apprenez à investir intelligemment en bourse : des conseils pratiques, des stratégies claires et un accompagnement pour se constituer un patrimoine tout en apprenant.
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10keuros.com : je le construis, vous le pilotez
Avant d’entrer dans le vif, laissez-moi vous parler de 10keuros.com — parce que cette fois, il y a vraiment du lourd. Le site est en ligne, et c’est, à ma connaissance, le seul endroit où un investisseur particulier voit en clair, au même endroit, tout ce qui bouge dans le capital des sociétés cotées à Paris : les achats d’initiés des dirigeants, les offres publiques (OPA, OPAS, OPRA, retraits obligatoires) et les franchissements de seuils.
L’intérêt n’est pas dans la donnée brute — l’AMF la publie — mais dans ce que personne ne fait à votre place : la réunir, la structurer et la croiser. Près de 12 000 déclarations AMF et 1 333 sociétés sont déjà suivies et rafraîchies chaque jour ; le site repère tout seul les « clusters » d’initiés — quand plusieurs dirigeants d’une même société achètent en même temps, l’un des signaux les plus puissants qui soient —, recense les offres publiques en cours et condense, pour chaque société, cours, multiples, actionnariat et historique des dirigeants. Bref, un vrai copilote pour vos analyses : ce qui demandait des heures à fouiller dans les bulletins de l’AMF tient désormais en quelques minutes.
Et je veux continuer à le construire au grand jour, avec vous. Il est en ligne, mais loin d’être fini : il grandira édition après édition, au rythme de vos retours. Le principe : à chaque numéro, un court point d’avancement et une question. Vous me dites ce qui manque, ce qui cloche, ce qui vous ferait réellement gagner du temps — et c’est ça qui fixe la feuille de route, pas moi seul dans mon coin.
Et c’est là que j’ai besoin de vous. Collecter ces données chaque jour, payer l’infrastructure et garder le site indépendant et sans publicité, ça a un coût — en temps comme en argent. Si le projet vous parle, le plus précieux que vous puissiez faire, c’est le soutenir : parlez-en autour de vous, partagez 10keuros.com, et si vous le pouvez, appuyez le projet directement via le bouton « Nous soutenir » sur le site. Chaque relais, chaque coup de pouce me permet de garder l’outil ouvert à tous et de continuer à l’enrichir.
Et puisque c’est vous qui tenez la feuille de route — quelle serait la prochaine brique la plus utile ?
• Des alertes par mail dès qu’un cluster d’initiés se forme ou qu’une offre publique est déposée ?
• Un calculateur de rendement annualisé sur les offres en cours (« merger arbitrage ») ?
• Un historique des primes offertes sur les opérations passées, comme grille de lecture ?
• Des écrans combinés (par exemple : forte décote + achats de dirigeants) pour faire remonter des idées ?
• L’export des données (CSV / API) pour vos propres analyses ?
Le plus simple : répondez directement à ce mail avec votre choix — ou avec ce qui vous manque aujourd’hui dans vos propres recherches. Les premiers à répondre pèseront le plus sur la prochaine fonctionnalité. Vos réponses décident littéralement de ce que je code ensuite.
1/ Suivi du portefeuille
Ci-dessous la mise à jour du portefeuille 10 k€ avec le détail pour chaque valeur :
L’année 2026 se poursuit avec des performances négatives de -20 % depuis le début de l’année et - 11% depuis la création du portefeuille.
Il est possible de suivre le portefeuille en direct via ce lien. Dans un 2ème onglet, vous avez l’évolution du portefeuille dans le temps.
Encore une fois, les performances ne sont pas bonnes mais je reste convaincu de la qualité des sociétés détenues dans le portefeuille. Je ne fais pas du market timing donc les variations de cours ne doivent pas me perturber dans mon processus d’investissement !
Quelques commentaires concernant la forte baisse du portefeuille :
1/ Pierre & Vacances : un semestre rassurant, un compte de résultat encore sous tension
Le groupe a publié ses résultats semestriels 2025/2026 (clos le 31 mars) le 28 mai. Sur la forme, c’est solide ; sur le fond, il reste du chemin.
• Chiffre d’affaires économique de 816,8 M€, en hausse de +1,8 %, porté par le Tourisme à 805,8 M€ (+6,0 %), dont l’hébergement à 619,7 M€ (+6,2 %).
• La chute des « autres activités » (–73,7 %, à 11 M€) n’est pas une mauvaise nouvelle : c’est la suite du désengagement des métiers immobiliers et non stratégiques. On compare des choux et des carottes.
• L’EBITDA ajusté ressort à –41,6 M€ (contre –40,3 M€ un an plus tôt). Rappel utile : le premier semestre est structurellement déficitaire chez Pierre & Vacances à cause de la saisonnalité — l’essentiel du résultat se fait l’été. Ce chiffre, seul, ne dit donc pas grand-chose.
Ce que je retiens, c’est la confirmation de l’objectif d’EBITDA ajusté de 185 M€ sur l’exercice, avec un carnet de réservations du second semestre déjà à plus de 70 % de la cible (et plus de 50 % pour le seul quatrième trimestre). Le management ne navigue pas à vue.
Le bémol vient des vents contraires fiscaux : la hausse de TVA aux Pays-Bas (de 9 % à 21 %) et en Belgique (de 6 % à 12 %) pèse pour une vingtaine de millions d’euros sur l’exercice. C’est un coût subi, pas une faute de gestion, mais ça rogne la marge. Prochain rendez-vous : les résultats annuels, le 3 décembre.
2/ PullUp Entertainment : l’année de creux était attendue, la bascule du modèle l’est moins
Les résultats annuels 2025/26 (clos le 31 mars) sont tombés le 11 juin. Le chiffre d’affaires était déjà connu depuis avril : toute l’information se trouvait donc plus bas dans le compte de résultat. Et là, le message est double — un exercice de transition assumé, mais un modèle qui se transforme en profondeur.
Les chiffres clés
• Chiffre d’affaires de 281,4 M€ (–28 %), logiquement en repli après une année 2024/25 dopée par la sortie de Warhammer 40,000: Space Marine 2. Les lancements tombent à 82,3 M€ (–68 %).
• EBIT ajusté de 12,6 M€ (4 % du CA), contre 60,3 M€ (15 %) un an plus tôt — soit –79 %, mais dans la fourchette de l’objectif révisé (10–15 M€). EBITDA de 79,6 M€.
• Surtout, le groupe bascule dans le rouge : perte nette part du groupe de 12,9 M€ (BPA dilué de –1,62 €), contre un bénéfice de 19,4 M€ (+2,49 €) l’an dernier. C’est l’information marquante de la publication.
• Dette nette de 85,7 M€, au bas de la fourchette annoncée et qualifiée de « maîtrisée » — mais en hausse de 15,6 M€ sur l’année (70,1 → 85,7 M€).
• Le point qui mérite vraiment l’œil : le cash-flow opérationnel s’effondre à 6,5 M€ (contre 52,1 M€), après 84,4 M€ de CAPEX — l’essentiel étant du développement de jeux capitalisé au bilan.
Ce qui est réellement intéressant
Le vrai signal n’est pas la perte — prévisible dans une année sans blockbuster — mais la bascule vers la récurrence. Le back-catalogue atteint un record de 189 M€ (+53 %) et pèse désormais 67 % du chiffre d’affaires, près de trois fois son niveau de 2022/23. Autrement dit, PullUp dépend de moins en moins du coup de poker d’un lancement, et de plus en plus de revenus longs (ventes de fond de catalogue + contenus Live). Pour un investisseur de long terme, c’est exactement le type de dérisquage qu’on aime voir.
Mes deux réserves, confirmées
D’abord le dividende : 7,9 M€ ont été versés cette année alors que la trésorerie opérationnelle n’en a généré que 6,5. Distribuer plus que ce que l’on génère, sur un exercice en perte, en puisant dans les 52 M€ de trésorerie du bilan — c’est tenable une fois, pas en régime permanent. La soutenabilité de la distribution sera le point à suivre l’an prochain. Je pense que le dividende n’est pas amené à se reproduire.
Ensuite le bilan : 195,5 M€ d’incorporels (jeux capitalisés) et 74 M€ d’écarts d’acquisition face à 137 M€ de capitaux propres. La valeur repose largement sur la capacité des titres à performer dans la durée — d’où l’importance, justement, de la montée du back-catalogue.
Sur 2026/27, pas d’objectif chiffré mais un line-up dense : Resonance: A Plague Tale Legacy, Road Kings, Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster, Gallipoli, et au-delà un Space Marine 3. À ~8,5 € (capitalisation ~70 M€), le marché a déjà largement intégré l’année de creux ; toute la question est de savoir si la récurrence et ce pipeline suffiront à re-noter le titre. Une franchise de qualité en décote, avec un modèle qui se solidifie.
3/ Qu’est ce que je vais faire de toute cet oseille (épargne) ?
On répète partout que la France est endettée, en retard sur l’innovation, incapable de faire émerger des géants technologiques. Tout cela est en partie vrai. Mais on oublie un paradoxe gênant : les Français croulent sous l’épargne. Le problème n’est pas le manque de capital. C’est l’endroit où il va — et l’endroit où il ne va pas.
1. Un pays de fourmis
Fin 2025, le taux d’épargne des ménages atteignait environ 18,7 % du revenu disponible — un sommet qu’on n’avait plus vu depuis les années 1970, hors épisode Covid (source : Insee). Ça place la France au deuxième rang de la zone euro, juste derrière l’Allemagne (~19,6 %) et très au-dessus de la moyenne de la zone (~15 %), de l’Italie (~14 %) ou de l’Espagne.
En cumul, le patrimoine financier des ménages français s’élève à 6 590 milliards d’euros fin 2025 (Banque de France). Pour donner une échelle : c’est plus de deux fois le PIB annuel du pays. Le carburant est là. Le moteur, lui, tourne au ralenti.
La France n’a pas un problème d’épargne. Elle a un problème d’aiguillage de l’épargne.
2. Où va réellement cet argent ?
Première surprise pour beaucoup d’épargnants : l’argent ne « dort » pas sur un livret, il est réinvesti. La vraie question est : réinvesti dans quoi ? Et là, le tableau est sans appel.
• L’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP) pèse près de 956 milliards d’euros (2024), dont 432 Md€ pour le seul Livret A. Centralisée à la Caisse des Dépôts, elle finance surtout le logement social et les collectivités. Utile — mais ce n’est pas du capital-risque.
• L’assurance-vie dépasse 2 050 milliards d’euros, c’est de loin le premier placement des Français. Or les fonds en euros, qui en constituent le cœur, sont massivement investis en obligations, dont une large part de dette souveraine française. Chaque détenteur d’assurance-vie est, sans le savoir, un créancier de l’État.
• À l’arrivée, sur 10 € de patrimoine financier, la Direction générale du Trésor calcule qu’environ 4 € financent des fonds propres d’entreprises (dont la moitié relève du patrimoine professionnel des entrepreneurs eux-mêmes), 3 € des obligations (dont 1 € de dette publique), le reste étant réinvesti ailleurs. Et 80 % de l’ensemble reste dans la zone euro.
Le symptôme le plus parlant : à peine 17 % des Français de 50 ans et plus détiennent des actions ou des titres (Insee). L’épargnant français adore la sécurité et la liquidité — livret, fonds en euros, immobilier. Tout sauf le capital patient et risqué dont une économie a besoin pour financer ses entreprises de demain.
C’est exactement le diagnostic que pose, à l’échelle continentale, le rapport Noyer sur l’épargne européenne : une montagne d’épargne qui, faute de canaux adaptés, finit en partie par financer la croissance… américaine, plutôt que les scale-ups du Vieux Continent.
3. Qui tient le magot ?
Le patrimoine se concentre chez les seniors et les pré-retraités, pas uniquement chez les retraités au sens strict. Les ménages dont le référent a entre 50 et 79 ans détiennent 61 % de la masse totale de patrimoine alors qu’ils ne représentent que 50 % des ménages (Insee, 2024). Le patrimoine financier, lui, est détenu à 71 % par les 50 ans et plus, avec un pic vers 60-69 ans (un patrimoine brut moyen de l’ordre de 356 000 € à cet âge).
Autre fait massif et trop peu discuté : près de 60 % du patrimoine total est aujourd’hui hérité, contre environ un tiers dans les années 1970. On revient à une société d’héritiers. Le capital ne se constitue plus seulement par le travail et l’épargne d’une vie ; il se transmet.
4. La nuance qui fâche : patrimoine ≠ revenu
Ici, il faut être honnête, car le sujet est miné par les clichés. Le retraité « gavé » qui vivrait grassement sur le dos des actifs est, statistiquement, un mythe.
• Le niveau de vie moyen des retraités est proche de celui de l’ensemble de la population (~97 à 101 % selon les années, et son pic, ~106 %, est déjà derrière nous, vers 2014), mais il reste inférieur à celui des seuls actifs.
• En revenu disponible, un ménage retraité touchait en moyenne ~2 978 € par mois en 2023, contre ~4 263 € pour un ménage actif (Cercle de l’Épargne, d’après le COR).
• Et ce niveau relatif est programmé pour décliner : les pensions sont indexées sur les prix, pas sur les salaires. Sans réforme de l’indexation, le COR projette un niveau de vie relatif des retraités tombant autour de 89 % de celui de la population vers 2070.
La vraie clé est donc là : les seniors n’ont pas des revenus supérieurs aux actifs — ils ont accumulé le stock. Le débat public se trompe de variable : il oppose les pensions (un flux) quand la vraie asymétrie est dans le patrimoine (un stock). Et ce stock dort en grande partie dans des placements sûrs et peu productifs.
5. Pourquoi personne n’ose y toucher
Parce que les seniors votent. Beaucoup, et régulièrement. À la présidentielle de 2022, l’abstention frôlait 40 % chez les 18-34 ans contre environ 16 % chez les 60 ans et plus. Aux législatives, l’écart était encore plus brutal : près de 70 % d’abstention chez les moins de 35 ans, contre un tiers chez les retraités.
La conséquence est mécanique : l’offre politique se calibre sur l’électeur qui se déplace, et celui-ci est âgé, propriétaire, et attaché à la stabilité de son épargne et de sa pension. Tout gouvernement qui voudrait orienter — ne serait-ce qu’à la marge — ce patrimoine vers des emplois plus risqués marche sur des œufs. On l’a vu avec la peur (largement fantasmée) d’une « confiscation » de l’assurance-vie : la simple évocation de la loi Sapin 2 suffit à déclencher des angoisses.
Pendant ce temps, le système par répartition, lui, se tend : on est passé de 4,3 cotisants par retraité en 1965 à 1,7 aujourd’hui, et la trajectoire mène vers 1,2 à 1,4 d’ici 2070 (Insee, COR). La répartition reste le socle, et c’est bien ainsi — mais elle ne pourra pas, seule, à la fois préserver les pensions et libérer du capital pour l’économie.
6. Que faire — sans gaver les intermédiaires ?
C’est le cœur du sujet, et la ligne de crête est étroite. Le réflexe libéral classique — « il suffit de réorienter l’épargne vers les actions » — bute sur un problème : à chaque fois qu’on pousse les Français vers les marchés via les produits existants (unités de compte, PER, fonds maison), on enrichit d’abord les intermédiaires : banques, assureurs, sociétés de gestion, qui prélèvent des frais à chaque étage. L’épargnant prend le risque ; l’intermédiaire prend la marge.
Je crois à une logique capitaliste — le capital doit financer des entreprises, prendre du risque, et être rémunéré pour ça. Mais pas à une logique ultra-libérale qui laisserait l’épargnant seul face à une jungle de frais. Voici les pistes qui me semblent les plus sérieuses.
Piste A — Un fonds souverain à la française, en partant de ce qui existe déjà
La France a déjà l’embryon d’un fonds souverain : le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), créé en 2001 par Lionel Jospin précisément pour amortir le choc démographique. Il investit en actions, soutient des champions nationaux dans la tech, la biotech, l’industrie. Problème : on ne l’a jamais vraiment alimenté. S’il avait été doté comme prévu, il pèserait aujourd’hui autour de 150 milliards d’euros, au lieu de la vingtaine actuelle.
L’idée serait de réabonder massivement et durablement ce véhicule public, à la manière du fonds souverain norvégien (plus de 1 700 Md$, alimenté par les revenus pétroliers et géré avec une discipline de fer) ou de la Caisse de dépôt du Québec. Une partie du mandat serait fléchée vers l’économie française et européenne : capital long, patient, investi en fonds propres — exactement ce qui manque.
Piste B — Un fonds commun d’État qui distribue une rente
Votre intuition d’un « fonds d’État commun qui distribue une rente » est, à mon sens, la plus prometteuse — et c’est de la capitalisation collective, à distinguer de la capitalisation individuelle (chacun pour soi, avec ses frais) comme de la pure répartition.
Le principe : un véhicule public, sans actionnaires privés à rémunérer, où les Français peuvent placer une partie de leur épargne (sur la base du volontariat, ou via un fléchage partiel de l’épargne réglementée), investi majoritairement en actions d’entreprises françaises et européennes sur un horizon de très long terme, et qui reverse une rente régulière. Les frais de gestion, mutualisés et publics, seraient une fraction de ceux d’un contrat d’assurance-vie classique. L’épargnant capte le rendement du capital productif ; l’économie capte le capital long ; aucun intermédiaire ne se gave au passage.
Ce n’est pas une utopie : le modèle existe déjà pour la fonction publique avec l’ERAFP (régime de retraite additionnelle par capitalisation collective). Il s’agirait de l’ouvrir, de le muscler, et de l’orienter vers le financement de l’innovation.
Piste C — Débrider l’héritage productif
Puisque 60 % du patrimoine est hérité et qu’il se transmet de plus en plus tard (autour de 60 ans, quand on n’investit plus guère), on pourrait récompenser fiscalement les transmissions anticipées fléchées vers le capital productif : donation à un enfant ou petit-enfant, à condition que les fonds aillent dans un PEA, une PME, un fonds d’innovation. On débloque le stock, on rajeunit le capital, on irrigue l’économie réelle — sans confiscation.
7. Le piège à éviter
Soyons lucides : aucune de ces pistes n’est magique, et un bon investisseur connaît les contre-arguments.
• Un fonds public qui alloue le capital, c’est le risque de l’investissement politique — financer des canards boiteux « stratégiques » plutôt que les meilleurs projets. La gouvernance (indépendance, transparence, discipline à la norvégienne) n’est pas un détail : c’est tout.
• Rediriger l’épargne vers les actions ne crée pas de la valeur par décret. Comme le rappelle l’IFRAP, le vrai sujet de fond reste la compétitivité des entreprises françaises : sans projets rentables à financer, aucun tuyau ne sauvera l’épargne.
• Et toute réforme touchant l’épargne déclenchera la peur de la confiscation. D’où l’importance absolue du volontariat et de la transparence : on convainc, on n’impose pas.
Conclusion — ce que ça change pour nous, investisseurs
Je tire de tout ça une conviction d’investisseur, pas seulement de citoyen. L’aversion au risque de l’épargnant français est une anomalie — et les anomalies créent des opportunités. Quand 6 590 milliards d’euros refusent obstinément les actions, en particulier les petites valeurs et les situations spéciales, ça laisse de la décote sur la table pour ceux qui veulent bien faire le travail.
Le portefeuille 10k€ est, à sa toute petite échelle, un pari sur exactement cela : que le capital patient, sélectif et bien renseigné finit par être récompensé. Si un jour la France se dote d’un vrai fonds souverain qui pense comme nous, tant mieux. En attendant, le terrain est à nous.
François Boisrond, Le Moulin Rouge, 2002
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Merci pour le suivi, en espérant que ça déroule sur Pierre&Vacances et PullUp!
Par contre sur le sujet des retraites je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
Le problème de flux est le premier problème. Et d'ailleurs si les flux étaient plus petits -> moins de dette de l'Etat et/ou moins de choses à aller chercher (pour les 100-150 milliards de retraites non financés), et ensuite moins de pensions -> pouvoir diminuer les énormes cotisations retraites ce qui permettrait d'améliorer le coût du travail (hausse de la compétitivité) et d'augmenter le salaire nette (augmentation de l'épargne des actifs) en forçant (ou non) à aller épargner pour la retraite (donc à pousser avec un peu de culture financière vers les entreprises françaises cotées et sérieuses -> aka pas du Duralex).
D'ailleurs si ce flux se réduisait de manière drastique, un certain nombre de retraité attaquerait leur stock et donc on aura une circulation plus importante en passant (ce qui est d’ailleurs le cas de la plupart des pays ... sauf le notre).
Sur le sujet des retraites, l'excellent substack de Christophe Daunique: https://lecahierdauniquien.substack.com/ en parle en long et en large !