Novembre 2025 : + 14,93 % 🚀 - Ma philosophie d'investissement dévoilée
Apprenez à investir intelligemment en bourse : des conseils pratiques, des stratégies claires et un accompagnement pour se constituer un patrimoine tout en apprenant.
Temps de lecture estimé : 6 min
1/ Suivi du portefeuille
Ci-dessous la mise à jour du portefeuille 10 k€ avec le détail pour chaque valeur :
Il est en progression à + 14,93% depuis le début de l’année.
Il est possible de suivre le portefeuille en direct via ce lien. Dans un 2ème onglet, vous avez l’évolution du portefeuille dans le temps.
Le portefeuille a connu une forte baisse sur le second semestre :
Cela s’explique par :
1/ Baisse de PULL UP => Sans raison (impact des news d’Ubisoft)
2/ Baisse d’IT LINK => peu de volume donc la moindre vente impacte le cours et un secteur qui est toujours en souffrance même si des premiers signaux positifs reviennent
3/ Baisse de PLUXEE => risque important au Brésil où l’entreprise a une forte exposition
4/ Baisse de RÉMY COINTREAU => le secteur est encore très abîmé et le nouveau plan stratégique devrait mettre du temps avant qu’il soit payant
5/ Baisse d’HIPAY => la croissance sera moins forte pour l’année 2025 qu’annoncée précédemment
=> Pour autant je reste convaincu par la valeur de ces sociétés même si je n’hésiterai pas à couper et assumer ma perte sur PLUXEE et REMY COINTREAU si la situation ne change pas dans les prochains mois.
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2/ Ma philosophie d’investissement
« Si l’on admet que la vie humaine peut être régie par la raison, alors on détruit la possibilité même de la vie. » – Léon Tolstoï
Pourquoi je suis convaincu que le marché n’est pas rationnel et pourquoi je crois qu’il est possible de le battre
Depuis mes débuts en investissement, une seule chose est restée immuablement constante : la stupéfiante prévisibilité du comportement humain. Les cycles se succèdent, les krachs se répètent, les euphories se ressuscitent, et chaque fois les mêmes réflexes émotionnels s’enclenchent comme un mécanisme parfaitement huilé. Cette répétition obstinée suffit, à elle seule, à ridiculiser la théorie des marchés efficients — cette grande fiction académique selon laquelle les investisseurs seraient des êtres parfaitement rationnels, capables d’intégrer instantanément toute information disponible et de déterminer la valeur exacte d’un actif comme s’ils opéraient dans un laboratoire de physique. Si les prix étaient réellement “justes”, les marchés boursiers ressembleraient à un observatoire scientifique. Ils ressemblent, en réalité, beaucoup plus à une salle de casino un samedi soir.
Richard Thaler, prix Nobel 2017, n’a fait que prononcer à voix haute ce que chacun voyait sans oser l’affirmer : nos décisions financières ne sont pas dictées par la logique mais par un cocktail d’émotions et de biais cognitifs archaïques. Nous souffrons deux fois plus en perdant 100 € que nous ne nous réjouissons d’en gagner 100. Nous isolons mentalement l’argent “sacré” de l’argent “jetable”, comme si les euros possédaient une hiérarchie morale. Nous refusons de vendre une position à –70 %, parce qu’accepter la réalité de la perte nous semble insupportable, mais nous soldons une position à +15 % par crainte de laisser s’envoler un profit encore fragile. Notre irrationalité est structurelle, universelle, constante — et c’est précisément là que naissent les inefficiences exploitables.
Il suffit d’observer la réalité la plus triviale : les casinos ne désemplissent pas, quinze millions de Français achètent chaque semaine un billet d’Euromillions malgré une espérance mathématique désastreuse, et il n’y a pas si longtemps, une société immobilière réalisant 600 000 euros de chiffre d’affaires pour 9 millions de pertes annuelles était valorisée 245 millions en Bourse. Liquidée depuis… Malgré ces exemples éclatants, on continue d’entendre que les marchés “intègrent parfaitement l’information”. Il faudrait presque en rire, tant cette croyance nie l’évidence d’un gigantesque malentendu collectif.
La conclusion, aussi dérangeante soit-elle pour certains, s’impose d’elle-même : le marché n’est pas efficient, il est émotionnel, grégaire, irrationnel. Ce constat n’est pas pessimiste ; c’est une opportunité extraordinaire. Car il signifie qu’un investisseur discipliné, doté d’un minimum de sang-froid et d’humilité, peut surperformer durablement sans être un génie mathématique. Souvent, il suffit d’une chose : ne pas suivre la foule.
Ma philosophie d’investissement tient presque dans cette phrase. Lorsque la masse s’oriente dans une direction, mon premier réflexe est de regarder ailleurs. Non par esprit de contradiction, mais parce que les déséquilibres les plus intéressants naissent là où plus personne ne regarde. Quand les médias annoncent la fin du système financier, j’achète. Quand un voisin de TGV m’annonce qu’il a mis la moitié de son épargne dans Tesla “parce que c’est l’avenir”, je sais que le sommet est proche. Et lorsque tout le monde se détourne des pétrolières, des banques ou de l’immobilier, c’est précisément le moment où je commence à m’y intéresser.
Être contrarian ne consiste pas à vouloir être différent coûte que coûte ; c’est comprendre que la foule commet presque toujours la même erreur au même moment. Cette erreur collective crée un écart durable entre prix et valeur, et quiconque sait patienter voit tôt ou tard cet écart se refermer. Mais cette stratégie a un coût. Investir à contre-courant, c’est accepter d’avoir l’air idiot pendant un moment. C’est acheter lorsque tout le monde vend, regarder son portefeuille baisser avant de remonter. C’est vendre pendant que l’euphorie pousse les cours plus haut. Cela exige du calme, de la conviction et une indifférence totale au jugement social.
Beaucoup n’y parviendront jamais. Non par manque d’intelligence, mais parce qu’ils ne disposent pas du câblage émotionnel nécessaire pour supporter la solitude, la volatilité et l’inconfort inhérents aux décisions réellement indépendantes. Les anxieux, les impatients, ceux qui cherchent à valider leurs intuitions par le comportement des autres sont inévitablement conduits à acheter au sommet et vendre au creux. C’est un réflexe humain, pas un défaut moral.
Ce que je m’apprête à dire peut paraître brutal, mais c’est la vérité : certains lecteurs ne deviendront jamais de bons investisseurs actifs. Et ce n’est pas grave. La lucidité consiste parfois à déléguer son capital ou à s’en remettre à un ETF Monde, déjà supérieur à la moyenne.
Quant aux autres — ceux qui savent garder la tête froide quand tout s’effondre et douter lorsque tout le monde est sûr de lui — ceux-là disposent d’une chance réelle de battre durablement le marché. À condition de respecter une règle simple : ne jamais aller là où va la foule. Là où va la foule, il n’y a généralement plus rien à ramasser.
La méthode 10k€
Beaucoup s’imaginent que mes soirées sont consacrées à éplucher des rapports financiers. Rien n’est plus faux. Un marché est avant tout une confrontation de psychologies humaines, et la curiosité — observer, discuter, voyager, regarder des documentaires — crée une intuition bien plus précieuse qu’un tableur.
Si vous voulez comprendre mon processus, il est simple :
1/ Investir dans des sociétés de qualité, pas (trop) chères, et susceptibles de faire l’objet d’une opération capitalistique à moyen terme. Cette dernière dimension est essentielle, car une société peut rester sous-valorisée pendant très longtemps. Une holding cotée, par exemple, affiche presque toujours une décote durable qui ne se résorbe qu’en cas de cession, rachat ou liquidation d’actifs.
2/ La liquidité n’est pas un critère pour l’investisseur de long terme. Le Private Equity prospère dans un univers où elle n’existe quasiment pas, et pourtant il génère parmi les meilleurs rendements. Ce n’est pas la liquidité qui fait la qualité d’un investissement, mais la solidité économique de l’entreprise.
3/ L’analyse graphique, je n’y accorde aucune crédibilité.
4/ Le timing parfait n’existe pas : nous ne sommes pas Madame Irma. On ne connaît pas l’avenir, mais on peut formuler des hypothèses, observer des signaux mêmes faibles, sentir ce qui se prépare. Pour attendre sereinement, il faut une société sur laquelle le temps joue en votre faveur : rentable, peu endettée, stable ou en croissance. Ainsi, si l’opération attendue tarde, la valeur intrinsèque continue d’augmenter.
Enfin, il faut comprendre la différence fondamentale entre le prix et la valeur. Le prix fluctue chaque jour, parfois violemment ; la valeur évolue lentement. Le marché est une étiquette de supermarché qui change tous les matins ; l’entreprise, elle, reste l’œuf ou la bouteille de lait dont l’utilité ne change pas. Il faut donc garder son sang-froid, revisiter ses convictions, rester humble et s’instruire en permanence.
Je vise à long terme un rendement annualisé supérieur à 12%, ce qui est déjà très ambitieux mais avec une bonne discipline, on peut s’en approcher. À titre de comparaison, le TRI sur 60 ans de Warren Buffet est 19,8%. Cela permet de rester humble.
Dans la prochaine newsletter, je présenterai mes ressources, mes méthodes pour trouver une valeur de qualité pour qu’ensuite vous puissiez commencer à voler de vos propres ailes !
Intérieur, Vilhelm Hammershoi (1864 - 1916)
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Investir sur les marchés financiers comporte des risques, notamment celui de perdre tout ou partie de l’investissement initial. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant de prendre une décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier ou un professionnel habilité afin d’évaluer la pertinence de ces informations en fonction de votre situation personnelle, de vos objectifs financiers et de votre tolérance au risque.
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